Guatemala : Soutien aux écoles primaires

Le Grupo Icacal, mis sur pied en 2009, est un regroupement de personnes bénévoles de partout au Québec qui s'implique en solidarité internationale. Leurs actions se concentrent dans la région du lac Izabal, au Guatemala. 

Le groupe s'est donné comme mission de favoriser l'accès à l'école primaire pour tous les enfants, particulièrement dans les villages reculés. Pour ce faire, il répond aux besoins manifestés par les villages en matière d'infrastructures scolaires. Le groupe participe donc, avec la population locale et l'appui des autorités en place, à la rénovation de petites écoles déjà existantes mais en très mauvais état, ainsi que du mobilier (pupitres, tables, chaises, tableaux).

Pour qu’une école soit construite, il faut tout d’abord la collaboration de la municipalité qui doit autoriser la construction sur un terrain lui appartenant. Aucune école ne doit être bâtie sur un terrain privé, c’est l’une des règles que le groupe s’est donné. Il faut également demander une autorisation au ministère de l’éducation (qui doit payer les nouveaux professeurs) et signer une entente avec le Cocode (conseil de développement local) qui paie les employés (maçons et autres). Le groupe de québécois lui, paie les matériaux achetés localement pour la construction et importe ce qui est difficile à acheter localement, par exemple des panneaux solaires. Ils aident également à repeindre l’école avec ceux qui veulent donner un coup de main – souvent les enfants et adolescents du village qui sont heureux de mettre la main à la pâte pour leur future école.

Mais l’aide apportée par Grupo Icacal ne se limite pas à ça. Au-delà des infrastructures, le mobilier scolaire est également précieux (pupitres, chaises, mobilier, etc). Un « baratillo » (vente de garage) est également organisé à chaque visite pour permettre aux gens d’acheter à bas prix des objets d’usage courant difficiles à trouver (ex : vaisselle) ainsi que des vêtements de seconde main. Les fonds ainsi amassés sont utilisés pour acheter du matériel scolaire (cahiers, étuis, crayons, etc.) pour les enfants. Le matériel est ensuite remis aux directeurs d’écoles qui les redistribuent à ceux qui en ont le plus besoin. Un don de machines à coudre leur a également permis de créer des classes de couture à Buenos Aires. Par ailleurs, les écoles construite ces dernières années ont des cloisons intérieures mobiles permettant de transformer l’école en salle communautaire pour y tenir réunions et événements lorsqu’il n’y a pas de cours. L’aide apportée peut exceptionnellement prendre la forme d’aide humanitaire en cas de catastrophes, comme nous l’avons vu en novembre 2020, à la suite du passage de deux ouragans : Eta et Iota.

En 12 ans, ce sont 22 écoles de la région de Morales et de Rio Dulce qui ont été rénovées ou construites dans des villages Ladinos, mixtes et Kekchi (mayas). Qu’est-ce que ça a changé? Ça a d’abord fourni un endroit sécuritaire pour que les enfants puissent apprendre. Dans au moins un cas, à Nueva Jerusalem, l’ancienne école était menacée par un potentiel glissement de terrain en montagne. Le nouveau terrain est dans un endroit jugé sécuritaire par des géologues et des arpenteurs. À Colonia El Milagro, il n’y avait pas d’école et les élèves devaient marcher le long d’une route principale pour se rendre à l’école la plus proche, sans trottoirs ni transport scolaire. Beaucoup de parents gardaient donc leurs enfants à la maison, les risques étants jugés plus grands que les bienfaits. La nouvelle localisation rend le trajet plus sûr, les inscriptions sont donc passées de 20 à 32 élèves. De façon générale, parce que les communautés sont impliquées dans le processus et parce que les nouveaux bâtiments renvoient l’image que l’éducation mérite un investissement, beaucoup de parents ont compris l’importance de l’éducation. L’achalandage a donc augmenté partout où de nouvelles écoles ont été construites.

Projets 2020-2021

Pour cette douzième saison (2020-2021), le projet de Grupo Icacal Abitibi se réalisera à distance. Le projet consiste à améliorer l’école de San Vicente de Paul au Guatemala dans la région de Izabal dans l’est du pays.
L’école de San Vicente de Paul compte 8 classes mais trois de ces classes étaient sans murs les séparant, il y avait un toit en tôle et un plancher de ciment. Le projet consiste donc à fermer ces trois classes afin que les élèves soient chacun dans la classe de leur niveau sans être constamment dérangés par les autres, facilitant les études et de simplifier la vie des professeurs. Des portes ainsi que des barreaux aux fenêtres seront aussi installés.

Depuis près d’un mois les travaux sont débutés à l’école, la municipalité de Morales a fourni tous les blocs de ciment pour la construction des trois classes, Grupo Icacal paie le ciment, le fer et les autres matériaux nécessaires à la construction, sans ce nouveau partenariat la réalisation complète de ce projet aurait été difficile cette année. Aucun salaire n’est payé par Grupo Icacal, c’est le village qui assume le salaire du maçon et la municipalité de Morales fournit à l’occasion de la main d’œuvre mais la majorité des personnes au travail sont des bénévoles du village qui ont à cœur l’éducation de leurs enfants.

La deuxième partie du projet sera la réparation d’une centaine de pupitres, nous paierons le matériel, la municipalité de Morales va fournir un menuisier et plusieurs bénévoles du village vont procéder au remplacement des pièces défectueuses.

Ces réalisations sont rendues possibles grâce à notre grand ami Guatémaltèque Ronaldo avec qui nous travaillons depuis plus de quatre ans. Comme il habite dans cette région et qu’il est lui-même directeur de son école il a la connaissance du milieu, c’est lui qui nous trouve les bons projets à réaliser. Nous connaissions déjà le site du projet car nous l’avions visité les années précédentes, il nous a donc proposé ce projet avec un résumé des travaux à faire, des photos ainsi que les coûts associés. Même à distance le tout va rondement et nous avons des contacts hebdomadaires avec Ronaldo, il nous envoie régulièrement des photos des travaux et bien entendu les factures.

Le Centre de solidarité internationale Corcovado chapeaute l'ensemble des actions de ce groupe, non pas depuis leurs débuts, mais depuis plusieurs années déjà. 

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